Critiquer les décisions de la majorité quand on est dans l’opposition relève du droit à l’expression. Encore faut-il que les arguments développés pour dénoncer les faits soient exacts.
Planté le 14 juillet 1948, le hêtre pourpre a vécu une vie paisible devant la salle des fêtes jusqu’en 2003. Il avait une très bonne vitalité. La municipalité de Jacques Chevalier élue en 2001 a initié en 2004 le projet de réaménagement de la place. Nous avions alors manifesté notre désaccord sur la disparition des arbres qui faisaient de cette place un espace verdoyant et arboré traversé par les Abraysiens.


Et, de végétale, la place est devenue minérale. Le hêtre pourpre a souffert tant du chantier achevé en 2005 que de son nouvel environnement. Sa vitalité a peu à peu diminué nécessitant la coupe régulière de ses branches. Dès 2010, nous avons sollicité l’Agence de l’Arbre pour des diagnostics successifs. La conclusion du rapport est éloquente :
Rapport de l’Agence de l’Arbre
Celui-ci est entré dans une phase de dépérissement qui va aboutir à sa mort. Par rapport à 2003, ce hêtre a perdu plus de 50% de sa masse foliaire
Même si nous n’avions pas entrepris les travaux de création d’un bassin de rétention des eaux pluviales, il aurait fallu se résoudre à abattre cet arbre pour protéger les Abraysiens d’un danger réel en raison des chutes de branches.
Après les travaux qui protégeront tout un quartier de la ville du risque d’inondation, la place sera rendue aux Abraysiens, avec des arbres d’essence moins haute, des surfaces végétalisées et des espaces conviviaux pour s’arrêter et se rencontrer.
Se prévaloir de connaître l’histoire de sa ville, ce n’est pas réécrire l’histoire. Il faut rendre à César ce qui est à César et retourner à « Aimons Saint-Jean de Braye » ses propos corrigés : ce sont bien les élus de l’équipe de Monsieur Chevalier qui ont provoqué la mort de l’arbre de la Liberté !
