Tout au long de l’année, de nombreux événements ponctuent la vie nationale comme la vie municipale et le mois de mars met l’accent sur l’égalité dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes. La municipalité de Saint-Jean de Braye a fixé dans ses priorités la promotion d’une réelle égalité entre les femmes et les hommes. Plusieurs événements viennent à cette période mettre un point d’orgue dans la succession des événements et des actions qui se déroulent. Parmi les événements, la réforme des retraites s’est invitée. Au grand jour, dans la rue, sont révélées une fois de plus les inégalités flagrantes de la situation des femmes dans le monde du travail. La forte mobilisation parviendra-t-elle à faire prendre conscience aux décideurs politiques qu’il existe des inégalités de genre qui, pour les femmes, se répercutent jusqu’à la retraite ?
Mais, pour certains décideurs, le chemin à parcourir vers l’égalité est encore long et nous avons entendu certain sénateur qualifier de « récompense » sa proposition de surcote à accorder aux mères de famille qui auront eu une carrière complète !
À Saint-Jean de Braye, plutôt que parler récompense, nous entendons faire progresser l’égalité par l’intermédiaire du plan d’action 2022-2026 que nous avons voté. Identifier les enjeux majeurs, construire une feuille de route pour faire évoluer les pratiques et les mentalités, voilà notre objectif. Pour sensibiliser les agents de la ville et le grand public, soutenir le service des ressources humaines, nous recrutons deux volontaires en service civique qui participeront à l’élaboration du diagnostic et de la stratégie à mettre en œuvre pour la conduite de notre projet.
Nous ne partons pas de rien. Des manifestations et des actions existent déjà et sont l’occasion de partager notre souci d’une véritable égalité, de la faire vivre dans les faits.
Cet été, par exemple, le terrain d’aventure organisé dans le quartier du Pont Bordeau a non seulement rassemblé autant de filles que de garçons mais a aussi permis à de nombreuses femmes de prendre de nouvelles habitudes en investissant l’espace pour échanger, discuter, apprendre à se servir d’outils pour acquérir plus d’autonomie et d’indépendance dans leur sphère privée.
Avec Festiv’Elles également, nous saisissons l’occasion de mettre en lumière les femmes et le sport. Tout d’abord avec le spectacle « Midi vous le dira », de la compagnie Superlune, qui parle des espoirs d’une jeune footballeuse en attente d’une sélection en équipe nationale espoirs de football féminin, et de ses inquiétudes pour l’avenir. Ce spectacle, écrit et mis en scène par Joséphine Chaffin, jeune dramaturge de talent, met en lumière les stéréotypes à ce sujet. Et ensuite, avec les «Championnes françaises d’exception », nous aurons l’occasion de voyager d’un lieu sportif à l’autre par l’intermédiaire d’une exposition itinérante. L’histoire de ces femmes sera mise en lumière ; elles ont marqué l’histoire du sport par leurs performances.
Des performances que nous saluons aussi pour nos sportives, les « locales de l’étape » qui ont débuté à Saint-Jean de Braye et poursuivent, ici ou ailleurs, leur carrière.
Karine Boucher, jeune gymnaste à l’AS Tamaris fut championne de France de gymnastique artistique à trois reprises et participa aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988, de Barcelone en 1992 avant de devenir championne d’Europe et vicechampionne du monde de tumbling en 1998. Après avoir été professeur de sport, elle est aujourd’hui au service du sport de haut niveau régional en Bretagne. Et nous aurons d’ailleurs bientôt le plaisir de l’accueillir à Saint-Jean de Braye à l’occasion de la remise de son insigne de l’Ordre National du Mérite.
Kessya Bussy, joueuse de football professionnelle a été formée à la SMOC, a rejoint l’USO en 2016 puis le stade de Reims en première division féminine. Elle a joué le 18 février dernier parmi les Bleues lors du match France Norvège du Tournoi de France.
Grace Geyoro, elle aussi joueuse de football professionnelle formée à la SMOC, a rejoint le PSG où elle évolue toujours. Elle a vécu la première Coupe du monde avec l’équipe féminine de France en 2012 et, devenue cadre de l’équipe de France de football, se distingue avec 62 sélections et 13 buts.
Au-delà de nos frontières abraysiennes, les Panthères, joueuses professionnelles du Fleury Loiret Handball évoluaient depuis 2003 au plus haut niveau national. Mais l’avenir du club est aujourd’hui compromis et les joueuses devront chercher ailleurs le lieu où exercer leurs talents…
Sans briguer des performances nationales et internationales, nous constatons qu’être femme et sportive n’est pas une sinécure. Malgré beaucoup de progrès à tous les niveaux sur le principe d’égalité et le droit de toute personne de participer aux activités sportives, le fossé entre les normes et la pratique est encore bien creux et les discriminations patentes, notamment dans les milieux défavorisés. Pourtant, le Conseil de l’Europe encourage ses États membres à inclure l’approche intégrée de l’égalité dans les politiques et programmes de sport et d’éducation physique.
Suivons ce précepte d’approche intégrée pour établir la base de notre plan d’actions. Avec des angles égaux, FEMME – SPORT – ÉGALITÉ, formons un triangle isocèle pour une société vivant en harmonie.

