Le constat alarmant de l’augmentation des violences commises à l’égard des femmes ne cesse de nous interpeller. Depuis plusieurs années, la parole s’est libérée, les violences sont révélées. Mais il ne suffit pas de décréter que la lutte contre les violences est une grande cause nationale pour les voir disparaître.
C’est une responsabilité collective. Pour mettre en œuvre des actions, pour accueillir les victimes, les orienter, les accompagner, les collectivités et les associations ont besoin d’un soutien de l’État. La formation et la sensibilisation à la problématique des violences sont, elles aussi, indispensables pour les professionnels concernés par la problématique des violences faites aux femmes ; il en est de même pour les actions pour prévenir les violences sexistes et sexuelles. L’exposition itinérante # Amour sans violence présentée l’an dernier avait pour objectif de sensibiliser les jeunes sur ce sujet au sein des relations amoureuses, de leur faire comprendre le phénomène de l’emprise et le cycle des violences avec un accent mis sur des notions clés telles que le consentement, la jalousie, les cyber violences, la culture du viol, l’intolérance et les discriminations liées à l’origine ou à l’orientation sexuelle qui conduisent aux violences…
C’est également une responsabilité individuelle que de participer à la lutte contre les violences. Si nous connaissons les phénomènes qui y conduisent, nous serons alors en mesure de les diffuser autour de nous ; en mesure aussi de briser le silence d’une situation dont nous pourrions être témoins ou être amenés à connaître. Il faut savoir que l’anonymat est toujours préservé lorsqu’une personne signale une situation de violence. Ainsi est-il possible de permettre aux victimes d’être accueillies dans des lieux adaptés, d’entreprendre des démarches, de rompre leur isolement, de préserver leurs enfants, car les enfants témoins de violences sont aussi des victimes.
La Ville et le Centre communal d’action sociale accompagnent les victimes de violence directement ou par l’intermédiaire des associations spécialisées. Il faut avoir la conviction que la culture de l’égalité entre les femmes et les hommes est le point de départ de toute lutte contre les violences et que c’est par un soutien auprès des militants associatifs que peuvent avancer la lutte contre les violences, les droits des femmes et la promotion de l’égalité.
Il en va de notre responsabilité individuelle et collective de ne pas laisser les violences se multiplier.

