La construction des budgets communaux et intercommunaux est un exercice rendu tous les ans plus compliqué par le désengagement de l’Etat qui, accumulant les déficits et la dette, parfois à raison lorsqu’il s’agit de faire face à des crises d’ampleur qui menacent la stabilité de notre système économique, parfois à tort lorsqu’il s’agit d’honorer ses propres dépenses de fonctionnement, s’en retourne systématiquement vers les collectivités locales, sommées de « contribuer au redressement des finances publiques ».
Ainsi, la dotation globale de fonctionnement de Saint-Jean de Braye, qui avoisinait les 3 millions d’euros annuels en 2009, représente aujourd’hui 900 000 €. Dans le même temps, le gouvernement réduit l’autonomie financière des collectivités, en décidant unilatéralement des suppressions d’imposition locale (taxe d’habitation) qui, si elles ne réduisent pas les ressources des collectivités (elles sont compensées), ont le double défaut d’exonérer une partie des habitants (locataires non propriétaires) de la juste participation au financement du service public local, et de priver les communes d’un levier pour assurer l’équilibre de leurs budgets.
Ces contraintes ont été renforcées cette année par la montée importante de l’inflation, qui impacte les communes comme elle impacte tous les agents économiques, et les revalorisations des salaires dans la fonction publique territoriale décidées par le gouvernement, dont nous nous félicitons, mais qui, non compensées, viennent grever de plus d’un million d’euros en année pleine le budget communal. Enserrée par ces contraintes, la majorité municipale maintient pour autant sa double résolution d’accompagner le développement de la commune par une offre de service public de qualité et des dépenses d’investissement nécessaires à son équipement, et de maintenir la rigueur exemplaire et reconnue de sa gestion publique et le faible niveau d’endettement de la commune. L’ensemble de ces objectifs ne peut être atteint que si l’effort est justement partagé, entre les services municipaux, qui doivent être particulièrement attentifs à l’économicité de leur fonctionnement, les contribuables, mis à contribution l’an passé, et qui ne le seront pas davantage, les associations qui savent pouvoir bénéficier du soutien plein et entier de la commune, mais être conscientes de nos contraintes budgétaires.
C’est ainsi que nous parviendrons à construire un destin qui nous sera vraiment commun, et demeurer, au cœur d’une métropole dynamique et attractive, une ville audacieuse et solidaire, une ville qui bouge entre Loire et Forêt.

