Intervention de M. Romain Mercier, à l’occasion du Conseil municipal du 5 avril 2024.

À l’occasion du Conseil municipale du 5 avril 2024, Romain mercier, Conseiller régional et Conseiller municipal délégué à la santé et au handicap a pris la parole pour rappeler l’action de la municipalité pour garantir le droit à la santé.
Seul le prononcé fait foi.
Merci Madame le Maire,
J’ai effectivement souhaité prendre la parole en ce début de conseil afin de faire un point sur les dossiers en cours concernant la santé.
Vous le savez tous, notre commune n’est pas classée en zone intervention prioritaire sur la cartographie de l’ARS et nous travaillons quotidiennement pour lever les freins d’installation des médecins. Nous passons énormément de temps sur ce sujet qui est essentiel dans la vie de chacun.
Avant de commencer, je souhaite saluer, à titre personnel, le vœu adopté à l’unanimité en conseil métropolitain qui demande, entre autre, à l’ARS de classer l’ensemble de la métropole en zone intervention prioritaire. Je suis ravi de constater que les élus du conseil métropolitain s’alignent sur notre position, que l’on défend depuis dès mois et que nous avons défendu auprès de l’ARS il y a quelques semaines. J’ai souvent ici critiquer l’action santé de la Métropole, son manque de concertation, d’ambition, notamment depuis la disparition de la vice-présidence à la santé mais je crois que ce vœu va dans le bon sens, afin d’éviter de mettre en concurrence les communes d’un même territoire.
Pour ce qui est de notre action municipal, au Conseil municipal de décembre, nous avons pris une délibération exonérant le paiement des 6 premiers loyers des nouveaux professionnels s’installant au sein de la maison des longues allées.
Cette délibération était nécessaire et porte ses fruits car 3 nouveaux professionnels sont maintenant installés.
- + Une infirmière en pratique avancée, nous en avons déjà parlé, qui a pu s’installer dès la délibération votée.
- + Une médecin généraliste qui est également en train de s’installer et qui va reprendre la patientèle d’un des médecins qui partait en retraite. C’est une opération blanche, en quelque sorte, car cela n’apporte pas de solution à nos concitoyens sans médecin traitant. Mais pour autant, cette installation est importante car il y a avait le risque d’avoir environ 1000 abraysiens supplémentaires sans médecin traitant.
- + Enfin, un troisième professionnel a bénéficié de cette aide à l’installation, il s’agit d’une médecin pneumologue qui a commencé son activité ce mardi au sein de la MSP.
C’est trois nouvelles installations sont une bonne nouvelle pour la ville et ses habitants. Par la même occasion, je souhaite souligner votre implication, Mme le Maire, en tant que Conseillère départementale, pour la transmission des informations concernant les aides à l’installation des professionnels de santé octroyées par le département. L’IPA et le médecin pneumologue ont pu en bénéficier et c’était important pour qu’elles puissent lancer leurs activités.
En parlant du Département, je souhaite aussi rappeler que nous avons installé en mairie principale, le cahier de témoignage sur l’accès au soin initié par le Département. L’idée étant de recenser témoignages et difficultés de tous pour les faire remonter au niveau national.
Le 26 février dernier, nous avons accueilli le président Bonneau pour la signature d’un nouveau contrat de médecin au sein du Centre Régional de Santé. Ce nouveau praticien est psychiatre et c’est aujourd’hui le seul qui exerce sur notre commune. Nous avons rappelé notre volonté forte d’accueillir des médecins généralistes mais nous avons salué cette arrivée qui est nécessaire, notamment pour les adolescents et les jeunes adultes qui sont en difficultés psychologiques. La crise sanitaire a laissé des traces et nous avions des remontées de plus en plus importantes de la part des collèges, des lycées et de différents services de la ville de la détresse d’une certaine partie de la population.
La semaine dernière, nous avons rencontré les responsables du GIP Pro Santé qui nous ont rappelé que le centre de santé régional est conventionné au secteur 1 et qu’il pratique le tiers payant.
Une consultation avec ce médecin psychiatre s’élève donc à 13 euros seulement. C’est aussi comme cela que l’on permet l’accès aux soins de nos concitoyens.
Lors de cette rencontre, nous avons fait le bilan des 6 premiers mois du Docteur Obsommer à St Jean de Braye qui est satisfaite des conditions de travail dans lesquelles elle exerce. Elle a reçu un peu plus de 1000 personnes en RDV et elle est déjà le médecin déclaré d’un peu plus de 900 patients. Vous le savez, nous ne pouvons pas obliger un médecin généraliste à suivre uniquement des personnes habitant à St Jean de Braye mais nous sommes ravis de savoir qu’environ 75 % de ces patients sont abraysiens. Les 25 % restant viennent principalement de Chécy ou d’Orléans. 26 RDV non pas été honorés, ce qui semble très correcte d’après le GIP. Les personnes ont le droit à l’erreur une fois mais au bout du deuxième rdv non honoré, ils ne pourront plus avoir accès au centre de santé.
J’aimerai également parler du travail que l’on mène avec la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé Orléanaise (CPTS’O) qui a mis en place une organisation pour les Soins non programmés. C’est près de 5 800 RDV qui ont été donnés, à l’échelle de la CPTSO, en 1 an. Nous continuons notre travail, en proximité, afin de faire connaître le numéro et d’expliquer à nos concitoyens que le centre d’appel est basé au SAMU et qu’il est donc normal que l’appel soit reçu là-bas. Le Service d’Accès aux Soins qui va prendre le relais sur cette expérimentation devrait résoudre le problème. J’invite chacun et chacune d’entre nous à rassurer les personnes qui pourraient être inquiète.
Pour terminer, j’aimerai parler de SOS médecin. Le 25 mars, nous avons reçu un courrier de leur part demandant votre soutien Mme le Maire, et le soutien de la ville. En effet, les échanges entre SOS médecin et l’Assurance maladie semblent conduire vers la fin des visites à domicile car ces médecins, qui se déplacent pour différentes raisons, pourraient ne plus bénéficier de la revalorisation de la consultation accordée aux médecins traitants lorsqu’ils se rendent chez leur patient.
Nous avons fait le choix de soutenir la démarche de SOS médecin qui répond à un besoin important.
Nombreux médecins généralistes ne se déplacent plus à domicile. Nombreux patients, parce qu’ils sont âgés, parce qu’ils sont à mobilité réduite, parce qu’ils ont des difficultés à se déplacer, ne pourront plus avoir accès aux médecins de SOS médecin. C’est un non-sens que nous souhaitons dénoncer.
Voilà, Mme le Maire, j’ai été un peu long, mais il me semblait nécessaire de pouvoir informer le Conseil municipal de nos travaux concernant le sujet de la santé.

